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Pub Transavia : ma reponse a Greg Pouy



La France, on l'aime ou on la quitte. Nicolas Sarkozy.
La France je l'aime mais à ce prix là, je la quitte.
Transavia.

Mon pote Gregory Pouy nous parle cette semaine d'une affiche qu'il a manifestement croisé, vantant les petits prix de Transavia pour ses allers simples vers le Maroc avec comme accroche : "Dépêchez-vous, les banquiers vont prendre toutes les places..." Très bon en effet.

Mais l'ensemble de la campagne de la branche low-cost d'Air France - KLM se décline autour de la morosité ambiante imputable à l'actualité moribonde de notre pouvoir d'achat. Deux autres extraits de cette campagne me sont revenus en mémoire à lecture du post de Greg.

Campagne signée : Agence H

Deux accroches "présidentielles". L'une qui a fait notre histoire. L'autre qui a fait des histoires...

La première est un détournement de la célèbre déclaration du général de Gaulle "Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !" qui donne à la sauce Transavienne "Prix brisés ! Prix martyrisés ! mais prix libérés !"

La seconde est évidemment l'adaptation habile de la Sarkozerie "La France on l'aime ou on la quitte". A ce prix là, et vu la tronche de mes congénères en ces temps moisis, eh bien oui, je la quitte.

Smart. Cette campagne est, je trouve, très maligne. D'une part le concepteur-rédacteur a été inspiré. D'autre part, quand on est une marque low-cost, on n'a guère pour seul argument... que le low cost, justement. Alors pas facile d'émerger au milieu d'Easyjet et RyanAir. Sauf si on a une bonne agence et un peu d'audace. Le clin d'oeil est suffisamment fin pour créer l'adhésion et la diversité des messages permet la répétition sans lasser. D'autant que la reprise de la phrase Sarkozienne est assez irrévérencieuse pour être "tendance" (ouais ça le fait de se moquer du petit Nicolas) sans pour autant tomber dans le gratuit comme le fit récemment RyanAir en créant la polémique pour faire le buzz...

7 commentaires:

  1. Contrairement à toi, je suis plutôt choquée par cette pub et trouve le jeu de mot très foireux.
    "La France, aimez la ou quittez la", c'est une formule qui fleure bon le vol charter Paris-Bamako par Hortefeux Airlines, non? Alors, quant à jouer avec elle pour parler de voyages à petits prix vers les pays du Sud, je n'arrive pas à y voir autre chose qu'un opportunisme de très mauvais goût... Même en y réfléchissant bien ! :)

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  2. Alex > bien sûr cette phrase est honteuse, puisqu'elle est directement inspirée du discours du Front National. Mais lorsque la formule Sarkozienne est détournée par la pub Transavia je la trouve précisément très ironique stigmatisant son coté raciste. Perso je l'interprète comme ça : "tu l'aimes ou tu la quittes, ok. Eh bien puisqu'on me donne l'occasion (pouvoir d'achat inside) de me barrer d'un pays où l'on est capable de me dire cela eh bien ni une ni deux, je me casse... pauv' con."

    Alex ? Oui/Non ?

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  3. Je vois (tardivement) que l'on est d'accord.
    Alex > clairement c'est de l'opportunisme et ce genre de stratégie, ca passe ou ca casse, je pense qu'en fonction des personnes, les réactions ne sont pas les mêmes

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  4. C'est vrai, on peut aussi voir les choses comme ça.
    Mais un problème majeur persiste ! En jouant l'ambiguïté et en laissant l'interprétation libre, la publicité Transavia est habile : prêtant la "gauche" à sourire (dans le cas d'une lecture privilégiant la dérision), tout en confortant une certaine droite dans sa xénophobie sordide (dans une lecture premier degré).
    En fait ce qui me gène foncièrement dans ce parti-pris du double discours, c'est qu'il écarte toujours un peu plus la publicité du monde des Valeurs et de l'humanisme. Mais bon, ça c'est un autre débat (sur lequel j'aimerais bien connaître vos avis!) :)

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  5. Alex > AH ! Voilà ! Une vraie question, un vrai débat ! Je te retrouve Alex ;) En fait ce qui me gène foncièrement dans ce parti-pris du double discours, c'est qu'il écarte toujours un peu plus la publicité du monde des Valeurs et de l'humanisme. Mais là tu fais chier, c'est peu gonflé de nous balancer ça à cette heure-ci. Et depuis quand la pub est censée défendre les bonnes valeurs et l'humanisme ? La pub est censée vendre, c'est tout ;p

    Fais moi penser à te prêter ce bouquin : De la misère humaine en milieu publicitaire

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  6. Anonyme8:58 AM

    Kleenex a surfé aussi sur la crise mais plus subtilement je trouve avec du street marketing et des print, vu chez marketing-alternatif http://www.marketing-alternatif.com/2008/10/20/kleenex-besoin-de-reconfort/

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  7. @ Anonyme : c'est très bon en effet, merci

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