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Naufrage en mer Noire


dan carter nouvelle zélande
Le vélodrome avait pourtant ouvert ses ailes de béton comme pour mieux couver en son sein une ferveur toute phocéenne que rien ni personne n'aurait pu faire douter d'une révérence pleine de panache de la part de ses protégés.

Mais quand les hommes du pays aux nuages invoquèrent les Dieux à tête ovale, plus rien ne tourna rond dans cette cocotte qui n'eut de carrée que sa tête dès la 8e minute.

Et le bâtiment de pierre, toutes voiles dehors, de traverser un gros temps durant près de 80 minutes vit sombrer les espoirs de ses galériens dont le rythme des encouragements ne suffirent à imprimer une cadence suffisante à ses héros pour contrer la fulgurance de l'hydre black-blanc qui nous traversa de part en part comme du beurre.

Point de marée en méditerranée. Nous aurions du nous méfier de cette idée reçue. La houleuse confrontation nous fît prendre conscience que la lune pouvait aussi agir sur les hommes.

Restent les Bleus à l'âme et aux corps qui nous rappelleront encore longtemps les punitions que l'on s'infligent systématiquement en ce genre d'occasions. Les Blacks nous vendent du rêve, nous le leur achetons trop cher. Que ceux qui veulent rêver restent à la vigie tandis que les vrais guerriers se chargeront du pragmatisme. Merci pour eux.

La dragée est amère et des relents d'aïoli mal digéré embaument le Vieux Port de Marseille en ce lendemain aussi sombre que l'avenir que s'est préparé notre XV hier soir. Le chemin est encore long jusqu'à la Nouvelle-Zélande qui nous attendra en 2011, et le vaisseau France part donc déjà avec quelques fuites a colmater.


4 commentaires:

  1. Les Blacks, on les rencontrera au moins une fois en 2011, en match de poule, pour peut-être les retrouver en finale. D'ici là, il y a beaucoup de choses à revoir : le physique, la mêlée, la touche, le jeu au pied, les rucks, les gestes de défense, le mental, toute la tactique offensive comme défensive... Ça file le tournis !

    Mais c'est la beauté du rugby : tout est toujours possible. On a beau être en tête du championnat, on peut perdre contre le dernier (demande à l'USAP). L'espoir existe toujours.

    Reste la question : rugby et poésie peuvent-ils faire bon ménage ? ;-)

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  2. De bien jolis mots pour parler d'une amère défaite. Les bleus se sont très bien défendus, du moins à la première mi-temps

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  3. @Yonnel : oui je pense que les 2 peuvent aller ensemble, moi j'ai tenté d'être lyrique plus que poétique mais Daniel Herrero est passé maître dans cet art ! :)

    @Aurélien : merci c'est sympa. Oui seule la première, voire le premier quart-temps...

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  4. @Cyrille : je suis également convaincu que les deux vont ensemble. Le rugby est un sport de paradoxes, à la fois primaire et sophistiqué, violent et poétique, sanglant et esthétique, bon pour l'adrénaline et l'intellect, entre affrontement et complicité. Vivement le prochain match ! (Babas-Blacks samedi, non ?)

    Encore bravo pour l'article, j'ai apprécié...

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