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#PersonalBranling : l'identité de son auteur

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L'identité de l'auteur qui se cache derrière le Tumblr Personal Branling n'était finalement pas si compliquée à trouver. Voici la vérité sur ce serial branleur qui n'assume même pas...

Il y a deux ou trois choses dans la vie qui m'agacent vraiment. Parmi lesquelles figurent assez bien placées l'injustice et la couardise. Voici l'histoire du BRANLEUR, le BLAIREAU et le TRUAND.

ACTE I - JE NE SUIS PAS DERRIÈRE PERSONAL BRANLING
Il y a 72h, je reçois un SMS incompréhensible. Grégory Pouy (@gregfromparis) me demande "C'est sérieux cette histoire de Pbranling ? Ca va te causer des soucis sur ta boîte je pense... tu devrais répondre...".

Incrédule je lui demande de quoi il parle. Il me répond alors de checker Twitter et un certain blog à la source d'une rumeur me concernant, que je ne citerai pas ici mais qu'un certain nombre d'entre vous ont dû lire à ce moment là.

Me sortant d'une oisiveté certaine pendant mes vacances, ce pétard mouillé me fait également rapidement entrer dans ce que le web charrie de plus vile et stupide. Turpitude d'un blogueur à l'inconséquence malsaine, collusion d'un autre mal buzzé, et pour couronner le tout, hypocrisie ambiante de ceux que vous pensiez pourtant connaître et qui s'empressent d'ajouter à ce torrent de boue que Twitter peu rapidement devenir.

Scène 1. LE BRANLEUR / ou l'usurpation d'identité
Tout commence par l'auteur (bien évidemment) inconnu de PersonalBranling qui ne se satisfait plus de son simple anonymat et se dit alors que brouiller les pistes peut lui faire prendre un peu plus son pied de pervers narcissique. Il décide alors d'inclure dans le code source de son Tumblr une ligne de code reprenant l'identité du Google Analytics d'un autre. En l’occurrence, le MIEN...

Pour les non-initiés, Google Analytics est l'outil de mesure statistique de Google largement utilisé par les blogs et même certains sites pros pour mesurer leur audience. Lorsque vous créez un compte, Google Analytics vous attribue un code (code urchin) personnel et exclusif qui, un peu comme votre n° de sécu, vous identifie. Cela ressemble à peu près à cela :

qui se cache derrière personal branling

Or il est enfantin pour un webmaster un peu joueur de récupérer cette référence dans le code source de votre blog/site (A) pour à son tour l'intégrer à son propre code source (B). Cela n'a a priori aucun intérêt puisque, de fait, l'audience de (B) est alors comptabilisée chez (A). Autrement dit, non seulement (B) ne connait pas son audience, mais (A) voit la sienne virtuellement plus importante...

Aucun intérêt, sauf pour quelqu'un qui se cache dans l'ombre de son blog et cherche à faire porter le chapeau de ses gamineries à un autre.

C'est ainsi que le 1er août, l'auteur de personal branling passa de l'anonymat à la lumière en intégrant mon code urchin, ou autrement dit en se faisant à demi-mot passer pour moi...

[lire la suite...]

Scène 2. LE BLAIREAU / ou le pêché d'orgueil
Puis vint le moment où un curieux un peu plus curieux que la moyenne remarqua cet indice sur l'identité de notre personalbranleur en chef. Il s'empresse alors de chercher sur Google ou ailleurs si des fois ce même code ne serait pas utilisé sur un autre site ayant un peu moins bien camouflé son identité. Bingo ! Il tombe sur ma pomme. Ce qui ne devrait être à ce stade qu'un bel indice pour son enquête devient instantanément une preuve irréfutable.

***** TEMPS MORT : mettons nous à la place de ce brave Sherlock 2.0. PersonalBranling est LE blog du moment, qui fait parler ("trembler" ?) le Tout-Paris du web et de la communication. Alors sortir un "scoop" comme celui-ci c'est bon pour l'égo. Ou alors il a été victime de super-branleur ? Ou alors c'est branlipède Ier himself qui manoeuvre encore ? *****

Captures d'écran faites (le 1er août également, tiens donc...), il bafouille une petite note à la gloire de sa trouvaille, et la publie - sous pseudo of course - sur un blog collaboratif dont le titre évoque à lui seul l'intégrité de ses auteurs. Car le chasseur de scoop est forcément anonyme lui aussi, et compte sur les autres pour diffuser le fruit de son travail pourtant d'exception. cela va de soi...

***** TEMPS MORT : sauf si là encore l'auteur du billet est également l'auteur de Personal Branling ? Ou encore si le propriétaire dudit blog collaboratif est dans le coup avec l'auteur de Personal Branling ? Ah ! Que de conjectures ! Mais je ne m'y arrête pas, préférant chercher un véritable faisceau d'indices avant de désigner, moi ! *****

Mais, blague à part, le raisonnement de notre apprenti-expert est louable par sa perspicacité. Dans l'impossibilité de retrouver l'identité du branleur n°1 grâce au bon vieux Whois (Personal Branling est un tumblr, donc pas de nom de domaine, pas de traces induites - je reviendrai d'ailleurs plus loin sur ce point), l'idée d'aller fouiller le code source à la recherche d'un autre éclairage moins évident sur son identité est intelligente.

Scène 3. LE TRUAND / ou le blogueur de petite vertu
C'est donc par procuration que notre Columbo des bacs à sable vivra son quart d'heure Wahrolien. Le plaisir de créer un trafic putassier en relayant le contenu du premier venu sans aucune autre espèce de vérification que "l'authenticité des captures d'écran" (je cite) est trop fort. Le propriétaire du blog collaboratif publie, donc.

Alerté, je commente puis contact par email l'énergumène. Sans foi ni loi, l'individu peu amène réagit au compte-goutte lorsque je lui demande de rectifier son erreur. Les heures passent, les commentaires aussi, les tweets encore plus. Contre toute attente (il semble bien de s'être gardé de le faire pour son auteur fétiche) il commence par mettre ma parole en doute, avant de consentir enfin à supprimer mon nom de son article.

De mon côté les mails, DM et coups de fil s'enchaînent. De nombreux amis et contacts professionnels s'inquiètent de savoir si je suis réellement le "coupable" (je cite).

PRÉCISION : Je suis l'associé d'une entreprise qui évolue depuis plus de six ans dans l'univers de la communication, du web et du marketing. Les personnes auxquelles s'en prend Personal Branling aussi. Ils sont pour la plupart d'entre eux des gens que je côtoie personnellement ou professionnellement. Je ne peux dès lors me permettre de laisser mon image (et par ricochet celle de mon entreprise, de mes équipes, de mes partenaires, de mes clients) ternie par cette tempête dans un verre d'eau.

C'est la raison indiscutable pour laquelle je demande que le post soit purement et simplement retiré. Cela ne m'était jamais arrivé auparavant et je n'imaginais pas un jour devoir en arriver là. Là encore, l'auteur du blog qui n'est pas un amateur joue la montre (c'est bon pour ses stats d'audience) et m'écris : "je supprimerais le post discrètement demain une fois le soufflé retombé" (je cite).

Le lendemain en milieu de journée le post est toujours en ligne. Et l'animal n'a même pas eu l'élégance de fermer les commentaires ! Si bien que d'autres réactions citent à nouveau mon nom... L'histoire se règle enfin après mon coup de fil qui aura au moins eu le mérite de me faire comprendre son choix de titre pour intituler son blog. Et encore je pense que le superlatif "méga" tient dans son cas de l'euphémisme.


ACTE II - JE SAIS QUI SE CACHE DERRIÈRE PERSONAL BRANLING
Je l'écrivais en préambule de ce (long) billet, je ne suis généralement pas rancunier sauf dans certaines circonstances. Pas de bol. Elles furent réunies il y a maintenant 72h, et conjuguées à l'entêtement qui me caractérise. Peu importe la fin des vacances, maintenant je ne pense qu'à une chose, trouver le mec qui s'est servi de moi : le pleutre qui se cache sous Personal Branling.

Notez d'ailleurs l'absence totale de scrupules de cet obscur.

D'une part il a depuis moi changé plusieurs fois le code Google Analytics de Personalbranling pour, au plus fort de la polémique, finir par un pied de nez en le remplaçant par "UA-LOL-N00B". D'autre part, est-il besoin de préciser qu'il n'a même pas daigner prendre part aux échanges qui me virent mis en cause, alors qu'il avait les moyens de calmer le jeu et de me "disculper" aux yeux de chacun.

Ce que ses groupies interprètent comme de l'audace, de l'humour ou encore du génie de la part de ce sac à foutre n'est pour moi que manipulation, perversité et lâcheté. Bref, de la malhonnêteté intellectuelle.

Car celui qui prétend dénoncer l'égo des autres n'en est par sa démarche que le plus égotique de tous, se plaçant selon lui au-dessus de la mêlée, alors qu'il s'en sert comme d'un promontoire. Et l'anonymat n'y change rien. La notoriété de son projet lui suffit.

Tout cela n'est finalement guère étonnant lorsque l'on découvre sa véritable identité. Junior, créatif, en poste depuis peu dans l'une des plus grandes agences parisiennes, mais encore inconnu de ce microcosme dont il s'amuse à épingler avec plus ou moins de talent les travers, il est bien placé pour maîtriser les codes de la profession.

Grenouillant donc dans le développement artistique sur le web, sa première démarche fût de choisir Tumblr comme support d'expression, outil faisant suffisamment "amateur" pour éloigner les soupçons.

Puis, il s'employa donc a effacer toute trace trop facilement identifiable. Un identifiant Google Analytics supprimé du code source (avant de le remplacer par celui d'autres, dont le mien), et un nom de domaine (personalbranling.com) laissé vaquant pour échapper au célèbre Whois.

A ce propos, le domaine personalbranling.com a finalement été acheté, le 1er août toujours (décidément...) mais par la co-fondatrice et directrice de la rédaction de MinuteBuzz.com ! L'opportuniste n'a pourtant jamais été inquiétée par la rumeur dont on m'a gratifié.

Mais alors, comment remonter jusqu'à l'auteur de PersonalBranling ?

Eh bien j'ai à mon tour fouillé le code source de son blog. Mais pas n'importe lequel. Celui disponible dans le cache des moteurs de recherche. Car il était désormais prouvé que son code avait été remplacé par le mien dès le 1er août.

Il m'a fallut égrainer un à un tous les résultats de Bing, Yahoo et Google pour finalement trouver 2 pages de PersonalBranling dont le cache était encore (ce mercredi 17/08) antérieur au 1er août. Mon objectif atteint, je dus me rendre à l'évidence, aucun code Google Analytics au 29 juillet... ou presque.

qui se cache derriere personnal branling

Car en cherchant un peu plus j'ai fini par en trouver un. Le script utilisé par Personal Branling étant plus complexe que celui auquel je suis habitué, il s'agit du code de suivi asynchrone de Google Analytics. Il paraît d'ailleurs que ce code de suivi asynchrone permet par ses propriétés "d'accélérer le chargement de la page, et donc le référencement naturel". Mais il est également utilisé par les flasheurs.

qui est l'auteur de personalbranling

Puis une petite recherche sur ce code via un site comme spyonweb.com, par exemple, m'amena tranquillement au site portfolio (full-flash) de notre onaniste. Mais aussi à un second site - fermé - dont le Whois nous révèle l'identité de la même personne, et enfin un site d'étudiants appartenant au même DUT que celui obtenu par notre nouveau copain, et dont il détient le nom de domaine (source Whois)...

Alors, de deux choses l'une : soit je m'arrête là, un peu comme notre blaireau auparavant cité, et je tire des conclusions hâtives (quoiqu'un poil plus fournies que celui qui m'incrimina), soit j'essaie encore de croiser mes infos.

Je décide donc d'envoyer un email à mon présumé auteur de Personal Branling. Ci-dessous :

qui se cache derrière personal branling

Note : à aucun moment je ne parle de Personal Branling, si ce n'est la référence au pseudo-code Google Analytics du moment dans son code source ("UA-LOL-N00B") en objet de mon mail.

Et voici sa réponse :

qui se cache derrière personalbranling

Si mon mail avait atterri dans la boîte d'un type qui ne sait rien de Personal Branling, je pense qu'il n'aurait rien compris à mon propos. Et ne m'aurait probablement pas répondu la bouche en coeur ("Hello...")

Mais là, au contraire, il me cite directement Personalbranling. Il ajoute même que d'autres l'ont déjà suspecté. Et de terminer sur cette ambiguïté : "J'ai eu cette chance d'avoir été déjà alerté en privé".

So what ? Il est alerté en privé que son code Analytics a été usurpé. Bien. C'est une "chance" ? Sûrement, mais seulement si elle permet de réagir d'une quelconque façon. Comme pour le faire retirer ? Ou le retirer soi-même ?!... Chose aisée s'il est effectivement l'auteur de PersonalBranling.

Au tour de son "alibi" : "J'imagine qu'ayant parlé de personal branling il y a un petit moment sur twitter, ils ont trouvé malin de me faire porter le chapeau". Ah oui ? Eh bien moi ça m'étonnerait. Le tweet dont tu parles dat du 7 août. Un "petit moment" qui ne remonte qu'à six jours après que mon propre code a été intégré, et qui ne peut donc concrètement pas avoir été mis en cache par Google le... 29 juillet !

Bref, tenter la carte de la désinvolture pour faire comme si de rien n'était, encore une bonne idée. Mais encore faut-il savoir mentir correctement. Et la maladresse dont tu fais montre en la matière n'est qu'une preuve supplémentaire de ton amateurisme.


EN CONCLUSION
1. je n'aime pas être pris pour cible, surtout quand ça vient perturber mes vacances ;
2. je n'avais à la base rien contre Personal Branling. Je trouvais simplement que la démarche était lâche et paradoxale. L'hôpital qui se fout de la charité, quoi ;
3. j'ai une fois de plus la preuve que le web est truffé de gens mal-intentionnés et d'idiots, mais qui - de fait - me donnent raison chaque jour d'avoir créé une société de veille et conseil en e-réputation ;
4. mais je ne livrerai pas ici le nom de l'auteur de Personal Branling, car je ne souhaite m'abaisser ni à son niveau de puérilité, ni à ceux de l'auteur et du webmaster du blog qui m'ont d'abord jeté aux lions.

J'ai expliqué ma démarche, ma méthode. Si j'ai trouvé, vous pouvez trouver.
J'ai aussi expliqué les raisons qui m'ont poussé à ce jusqu'au-boutisme. Je suis à l'aise avec ce que je viens d'écrire et ce que j'avance sur celui qui pour moi est sans nul doute derrière Personal Branling. Mais je ne veux pas non plus lui faire courir le risque d'avoir des ennuis ni avec son employeur - que je connais un peu aussi, et qui n'a jamais été épinglé sur Personal Branling - ni avec ses têtes de turc.

J'aimerai juste que cet éléphant qui accouche d'une souris fasse un peu réfléchir notre jeune ami sur sa condition, celle de ceux qu'il fait plus que brocarder, et qu'il prenne un peu de hauteur par rapport à tout cela. Alors son initiative pourra peut-être alors valoir autre chose que les caresses qu'il se fait aux dépends d'autrui.

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