Les blogueurs sont morts


Cela faisait longtemps que l'influence supposée des blogueurs n'avait plus été débattue. Avec son article La blogosphère libre existe-t-elle encore ? Gaël Clouzard, Rédac Chef de l'excellent titre INfluencia, réchauffe un plat qui s'est affadi mais qui pique toujours autant...

Comme l'affiche crânement l'entête de mon blog, je suis de la partie depuis 2005. En la matière, je ne fais donc pas partie des dinosaures mais tout de même - pour tenir la comparaison - des australopithèques du genre.

Les blogueurs sont morts, vive les blogueurs... voici pourquoi en 5 points :

Mickey gobe Vador : "mème" pas peur !


Disney vient donc de racheter la légendaire franchise Star Wars à son créateur George Lucas pour 4 milliards de dollars. A peine rendue publique, l'annonce de ce mariage de raison crée un bel exemple de "mème"...

"Le mème est un élément culturel reconnaissable (par exemple : une information), répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus." (wikipedia)
Depuis 24h, la manifestation de la surprise, de l'enthousiasme, de la perplexité ou simplement de l'amusement des communautés de l'une et l'autre des marques prend la forme de montages photos qui circulent sur le web et plus particulièrement les médias sociaux.

"Le poids des mots, le choc des photos". La rapidité d’exécution que permet l'image colle au double besoin d'instantanéité de la "réaction à chaud" et de la vitesse de transmission du web. L'image c'est aussi le média qui laisse une trace mémorielle profonde. Elle montre et suggère à la fois. De sorte à impressionner (au sens littéral presque) et faire tourner une routine cognitive en toile de fond.

Alors, que nous racontent ces visuels qui se propagent aussi vite qu'un Faucon Millenium ?



[lire la suite de Mickey gobe Vador : "mème" pas peur !...] La fusion. Au sens propre, la façon la plus simple de symboliser de "rapprochement" entre l'univers de Disney et celui de Star Wars est de les faire entrer en fusion. Les territoires très marqués et opposés des deux marques (dessin/réel ; coloré/sombre ; enfantin/adulte ; joyeux/anxiogène) rendent l'exercice encore plus éloquent.

Les oreilles de Mickey, leur analogie avec les chignons macarons de Princesse Leia, le casque de Dark Vador, le sabre de Luc Skywalker, ... La fusion née de la superposition des attributs d'un héros à un autre. 




L'argent. Même si le montant empoché par Lucasfilm est équivalent aux recettes dégagées par la franchise Star Wars depuis 1977, et fait pâle figure à côté des valorisations de certaines start-up californiennes encore au sein, le spectre de Faust rejaillit dans un certain nombre de visuels.

George aurait donc en quelque sorte vendu son âme au Méphistophélès de l'animation pour enfant, et ainsi trahi son armée de fans, plus puristes les uns que les autres et eux-mêmes inféodés à la marque Star Wars. C'est ainsi que l'idole d'hier est aujourd'hui dépeint les poches débordant de dollars et deux oreilles de Mickey en guise de bonnet d'âne...



Le doute. En toile de fond, ce que tous ces détournements semblent nous dire, c'est la perplexité de la communauté Star Wars quant à la confusion des genres entre les deux univers diamétralement opposés (selon eux) de la franchise et de Disney.

La perspective d'un nouvel opus (Star Wars VII) - alors que la trilogie initiale a déjà été rallongée de trois épisodes, censés être les premiers de la saga, mais les derniers de l'histoire du film (enfin, tu sais, quoi...) - cristallise cette angoisse palpable de voir une pâte trop "Disney-ienne" dans le traitement du sujet.

Pour preuve cette parodie de l'affiche de l'Episode I où Anakin, à l'image de son démiurge Lucas, s'est rempli les poches et dont l'ombre portée se pare d'oreilles de Mickey...



Entre précipitation et contradictions, ces différentes critiques symboliques - relevant plus souvent de l'ironie que de la vindicte - sont le fruit d'une réaction épidermique et souvent potache.

Peu de place est encore laissée à la raison qui, de fait, réduisant la facilité narrative de l'image pourrait tuer dans l’œuf un mème florissant. Et pourtant...

L'évidence. En rachetant Lucasfilm, Disney poursuit logiquement sa stratégie de croissance externe en matière de contenu. L'objectif suivi par la "Company" semble donc de proposer progressivement des "love contents" aux principaux segments d'une population allant de l'enfant au jeune adulte (voire à l'adulte jeune... sorte de "Kidult").

Mais d'un point de vue purement marketing, Disney semble avoir intégré que le traditionnel principe de segmentation est désormais passé à une forme plus pointue, et donc complexe, de fragmentation l'incitant à s'adresser certes à des "niches" (dont la taille reste variable), mais plus encore à des niches au fort sentiment communautaire !

Il en va de même pour la communauté Star Wars que pour celle de Marvel (racheté en 2009) et de Pixar (2006) : à part un indéniable point commun lié au contenu (BD/animation) et à une certaine culture geek, ces trois acquisitions se consolident les unes et les autres, avec toutefois des particularités propres à chacune.

Star Wars et Marvel, par leur longévité, touchent un public d'adultes ayant baigné dans l'imaginaire SF depuis leur tendre enfance.

La trilogie Star Wars a marqué de son emprunte le 7e Art et s'adresse de fait également à des passionnés de cinéma. Là où Marvel a davantage cultivé une cible plus adepte de BD avant d'adapter au cinéma.

Pixar est en quelque sorte la suite logique des studios Disney qui ont popularisé l'animation. Mais le style Pixar, largement conditionné par les prouesses informatiques du XXIe siècle s'adresse déjà à un public plus large que d'anciens longs 2D comme Blanche Neige ou plus récemment La Princesse et la Grenouille.

Un mélange des genre inéluctable. Inutile de dire ici que les enfants d'aujourd'hui ne ressemblent plus vraiment à ceux qui découvraient le cinéma en allant voir Bambi ! Ma fille de 3 ans et 1/2 a vu un film 3D (Clochette) pour sa première visite en salle obscure. Elle est incollable sur les héros très hétéroclites qu'elle rencontre à la bibliothèque ou sur Disney Chanel.

Bref, les enfants sont plus sensibles au traitement du contenu comme à certaines finesses narratives qu'autrefois. Se rapprochant ainsi progressivement du référentiel de leurs parents, les contenus qui leur sont proposés peuvent également toucher les adultes.

Les parents ne s'y trompent d'ailleurs pas au sortir d'un Pixar, ayant eu - eux aussi - leur lot de private jokes. Mais plus encore, depuis toujours, les longs métrages de Disney, de La Belle au Bois Dormant à Aladin en passant par La Belle et la Bête ont chacun porté un message plus profond, issu de la grande tradition des contes et légendes et dont seuls les parents pouvaient avoir conscience.


EN CONCLUSION :
Disney déroule inexorablement sa stratégie marketing que rien ni personne ne semble arrêter, en dépit d'un léger coup de mou il y a quelques années. Ses trois derniers gros rachats s'étant d'ailleurs concrétisés à trois ans d'intervalle (2006, 09, 12) on peut d'ores et déjà se demander quelle sera sa prochaine acquisition en 2015 date de la sortie du nouvel épisode de Star Wars...

Dès lors, on peut comprendre la frustration des communautés de fans du racheté qui peuvent se sentir dépossédés d'une forme de propriété exclusive de l’oeuvre qu'ils chérissaient depuis tant d'années.

Et leur inquiétude d'une "infantilisation" de leur univers alors même que celui du Disney plus classique que nous connaissons n'a cessé d'adapter ses contenus à l'évolution de son public : questions philosophiques véhiculés par la morale de ses histoires, et même modernisation de l'image de la femme (pour ne pas dire "sexualisation de ses héroïnes", non mais vous avez-vu la différence entre Cendrillon et Raiponce ?).

La réaction en chaîne, à la fois rapide et exacerbée n'est que la manifestation éruptive - et ici, plutôt modérée - d'un ressenti qui pourrait causer davantage de dégâts... plus tard ! Quand le feu (sacré) aura suffisamment couvé dans cette cocotte-minute humaine que sait parfois être une communauté, et surtout quand elle sera en mesure de pouvoir exprimer son jugement dernier à la sortie du prochain Star Wars à la sauce Disney.
  


>> Retrouvez toute ma sélection des détournements visuels traitant du rachat de LucasFilm par Disney sur Pinterest.

Vivez la saison 2 de la TippExperience ! OMG !

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Nous sommes le 12 avril 2012, il est minuit, Buzzman lève le voile sur la saison 2 de la campagne Tipp-Ex "Hunter and Bear"... et vous n'allez pas être déçus !

Tout le monde en a parlé l'an dernier. Dans les cours de récré, dans les soirées de la profession, dans les grands prix de la profession, dans les médias... Oui ! Il y a 19 mois (sept.2010), Buzzman réussissait l'exploit de faire parler d'une marque de blanco qui rappelle aux plus de 20 ans que l'on a pas toujours raconté nos vies en azerty... Mieux, nos petits génies français du digital ont fait de ce produit aussi utile qu'insipide une icône de la hype publicitaire !

campagne tippex buzzman youtube

Plus de 50 millions de vues sur Youtube plus tard, dans 194 pays, ayant généré l'équivalent d'1,5 spot de pub lors du superbowl en "earn media" (soit + de 5M$) et surtout +30% de ventes de Tipp-Ex, le couple annonceur-agence revient avec la 2e saison.

D'aucuns penseront (attendront ?) qu'un second opus ne peut qu'être en dessous d'un tel succès. On le sait tous, le n°2 est souvent moins bon. La pression était inévitablement forte pour Buzzman comme le soulignent Georges Mohammed-Cherif et Thomas Granger. Humbles mais fiers du résultat, ils présentaient hier en avant-première cette nouvelle campagne à une poignée de happy-few dont je faisais partie, chez Google.


tippexperience hunter bear buzzman

Je peux vous assurer que les réactions de l'assemblée ne se sont pas faites attendre. Des pointures à la dent dure tels que Greg Pouy, Cédric Deniaud, Guillaume de Suchablog, Olivier Pineda, Julien de CoupsdePub, Laurent Buanec, Cyroul (j'en passe et des meilleurs) étaient unanimes : ce second volet est encore meilleur que le 1er !



Personnellement je tire mon chapeau à l'annonceur qui a eu le cran de faire appel à Buzzman en année 1. Car c'est nettement plus facile de renouveler sa confiance au second tour quand les résultats font du décisionnaire la star incontesté de sa boîte ;) Souvenez-vous de ce que Georges et Thomas me disaient à Crans-Montana : "Buzzman : Ce sont les clients qui viennent nous voir".

[lire la suite...]


Je ne m'étendrai pas plus sur le principe de la campagne qui reprend les mêmes codes : une page youtube, une histoire qui commence mal, et l'internaute qui l'a ré-écrit. "White & Rewrite" est d'ailleurs la nouvelle signature de cette campagne. La nouveauté c'est que vous ré-écrirez cette fois-ci l'histoire avec un grand "H". Buzzman a décidé de vous laisser le choix dans la date pour ainsi dire ! Sacré Georges ! La surprise, c'est la variété des contenus et des interactions que vous allez vivre...

tippex 2012 hunter bear

En tout ce sont 46 scènes, l'équivalent de 46 spots de 30" en somme, qui ont été écrites en fonction du contexte historique, jouées, tournées sur fond vert, retravaillées en post-prod ("une vraie usine à gaz" selon ce que me confiait le réalisateur) puis intégrées dont 8 d'entre elles avec une interactivité "à la Buzzman". Entendez par là, à grands coups de souris ou d'utilisation du micro !

Georges Mohammed-Cherif m'affirme que le budget est le même que l'an dernier, et me souffle en compagnie de Cyroul cette anecdote : "et dire que pour la saison 1 j'ai vendu l'idée au client sans même savoir si l'on était capables de le faire... Ensuite on a tchatché 2 mois avec Google (Youtube) pour comprendre comme on allait faire. Et maintenant on présente cette 2e saison :)"

tipp-ex saison 2

Loin de moi l'envie de verser dans la flatterie ou le copinage. Je connais l'agence Buzzman depuis ses débuts. J'ai aimé mais j'ai aussi détesté certaines de leurs opérations... Mais quand on a la chance d'avoir "chez soi" de tels talents, je crois que l'on peut s'enorgueillir sans états d'âme de soutenir une agence française aussi créative et en avance qui fait le buzz worldwide. C'était couillu de la part de George de se faire appeler "Buzzman". Aujourd'hui plus personne ne peut le remettre en cause. Bravo les gars !


RDV sur Youtube, Hunter and bear's 2012 birthday party

Voici une petite sélection perso des dates que je vous recommande de tester : -10000000 ; 0 ; 1000 ; 1960 ; 1980 ! ; 1989 ; 1990 ; 1998 ; 2000 ; 2005 et... 2011 :)

Et n'hésitez pas à proposer vos dates en commentaires ! Avis aux geeks, un "erreur 404" se cache en bonus. Qui saura la trouver ? :)

#mamission : Kia Cee'd Attack !

KIA, Kia Cee'd, kia ceed attack, gagnez une Kia Cee'd, chasse au trésor, indices, Influence Digitale

Ce dimanche 15 avril, KIA France crée l'évènement en mettant en jeu une voiture dans une grande chasse au trésor dans Paris. Kia Cee'd Attack !

Une semaine à peine après avoir cherché vos oeufs en chocolat, et quelques mois après sa première opération choc en Franchttp://www.blogger.com/img/blank.gife (le plus grand jeu de "chat" en Europe), KIA France vous fait gagner une Cee'd à l'occasion d'une grande chasse au trésor.

indice chasse kia ceed attack
PHASE TEASING / Tout commence le 4 avril quand plusieurs dizaines de blogueurs/twittos reçoivent par coursier une enveloppe "Top Secret" contenant un dictaphone d'où la voix (FR) de Bruce Willis s'échappe pour évoquer la mission prochaine... Ecouter l'enregistrement ici

Les tweets s'enchaînent à la recherche d'indices avec le hashtag #mamission comme le "recommande" Bruce Willis l'agence ;)

Puis le CM de l'opération #mamission se chargea le week-end durant de maintenir l'intérêt de la communauté en teasant le prochain indice d'aujourd'hui (mardi 10 avril).






REVELATION (avant l'heure) / C'est alors que me balladant sur Facebook, je fus troublé par cette Facebook Ad plutôt très... contextuelle

reveal #mamission kia ceed attack


Le faisceau d'indices se précise. Le message reçu parle d'une "Attack" imminente... L'agence est Influence Digitale, et Kia est l'un de ses clients, habitué aux opérations originales et d'envergure...

Après une rapide confirmation sur Google, voici avant même le reveal toutes les explications :



CEE’D ATTACK », méfiez-vous des imitations !

Partez à la recherche de la nouvelle Kia cee’d, dissimulée parmi des dizaines de voitures déguisées à son effigie et disséminées dans Paris.

Pour participer, il suffit de s’inscrire directement sur le site www.kia.fr, jusqu’au 14 avril. Attention : Le jour J, seuls 400 inscrits seront autorisés à participer !
http://www.blogger.com/img/blank.gif
Munis de la carte du « terrain de jeu », les 400 inscrits s’élanceront dans la capitale à la recherche de la perle rare. Qui saura faire preuve de rapidité et de ruse pour retrouver l’authentique Kia cee’d parmi les nombreuses imitations …et la remporter ?! Un seul participant pourra profiter de cette berline 5 portes, conçue pour d’agréables escapades et une expérience de conduite sensationnelle.


Le CP est disponible sur ces différents sites : sortiraparis.com, turbo.fr, infosjeunes.com...


A suivre...

Itw de Laurent Buanec, Dir.des Nouveaux Contenus chez GroupM Paris

Laurent Buanec, GroupM, WPP, Social Media, Mobile Marketing, @laurentbuanec

Social Media, Marketing Mobile, TV connectée... Le parcours du consommateur via ses différents écrans est au coeur des préoccupations de Laurent Buanec. Il nous explique en quoi les médias sociaux et le mobile restent pour lui les tendances de 2012.

interview de laurent buanec head of social media & mobile marketing GroupM (WPP) Interview de Laurent Buanec (@laurentbuanec sur Twitter)
Head of Social Media & Mobile Marketing at GroupM Paris
Blogueur sur Adverblog / Son itw dans Stratégies

37 ans / fan de rock et de photo (@Kehrouarn sur Instagr.am)







Salut les amis, aujourd'hui on va rencontrer Laurent Buanec, un patron plutôt rock&roll d'où les lunettes de soleil dans la vidéo ;)

Il a 37 ans et c'est le Directeur des Nouveaux Médias et du Marketing Mobile du GroupeM chez WPP.

Il dit qu'il se sent un peu "comme un pilote d'essais qui aime ouvrir la voie". Alors aujourd'hui on va simplement lui demander quelle voie prendre en 2012 pour les marques qui veulent être à la pointe des nouveaux médias...


Retrouvez d'autres interviews sur ma chaîne Youtube



Suivez ce lien pour lire l'interview de Laurent Buanec en toutes lettres



Laurent Buanec
: Alors les tendances pour 2012, au risque de te contredire, je vais être hyper peu innovant, mais je vais dire "social media et mobile"... Évidemment il faut se garder de se précipiter sans cesse sur la nouveauté pour la nouveauté. Il y a beaucoup de choses qui ont été lancées il y a quelques temps et qui vont justement arriver sur les phases de maturité. Ce qui m'intéresse comme tendances, c'est ce qui va se confirmer sur 2012 parmi les choses qui ont été lancées ces dernières années.

Du coup il y a évidemment encore énormément de choses qui vont se faire sur la partie social, notamment sur la partie social CRM dont on pourrait parler pendant des heures concernant l'impact pour les marques. Le mobile, évidemment, qui en est encore à ses balbutiements, on s'en rend bien compte.

Plus que ça, en revanche, ce qui va m'intéresser c'est la façon dont on va les aborder. En espérant - et en tout cas on essaie nous d'y travailler - qu'ils ne seront plus adressés en silos et comme de simples leviers, mais pris avec un recul indispensable et que l'on s'intéressera beaucoup plus à tout ce que l'on peut appeler "parcours sur les écrans connectés".

Il y a évidemment la télévision connectée qui est à prendre en compte. Idem. C'est quelque chose de nouveau, qui se développe. J'espère que l'on ne va pas encore refaire toujours les mêmes erreurs qui sont de le reconsidérer comme un nouveau silo, un nouveau levier et prendre les anciennes méthodes que l'on va appliquer... Mais qu'au contraire ça va nous donner de nouveaux avantages et nous permettre de nous adresser aux consos et partager avec eux du contenu, échanger avec eux, tout au long de leur parcours, de leur journée via leur différentes connexions à travers leurs différents écrans.

C'est notamment ce que j'appelle le cross-device, qui est quelques chose qui m'amuse beaucoup, de pouvoir jouer notamment avec le téléphone et la vraie vie, et puis sa TV... Ce qui guide toujours nos réflexions et ce en quoi je crois énormément c'est la valeur d'usage. Il suffit d'être curieux, et juste d'analyser ce qui se passe et voir comment l'exploiter. On aura jamais la prétention d'aller créer de nouveaux usages. C'est très compliqué et ça coûte très très cher...

En revanche si on prend par exemple un phénomène qu'on étudie depuis très longtemps qui est le multi-tasking, ça prend vraiment une ampleur importante et il y a du coup beaucoup de choses à faire notamment sur la social TV par exemple.



Cyrille : Et si demain tu arrivais chez l'annonceur ? Quelles seraient tes toutes premières mesures en la matière ?

Laurent : Alors demain je passe de l'autre côté de la barrière, et je deviens annonceur, ma première décision en tant que manager chez un annonceur c'est de me pencher sur mes propres ressources et assets et d'envisager comment éventuellement on peut organiser l'entreprise pour qu'elle embrasse toutes ces nouvelles technologies, ces innovations, ces nouveaux codes et usages afin qu'elle soit la plus performante possible et de répondre aux attentes de mes clients.

Donc, tout l'impact organisationnel, ça veut dire qu'avant de m'intéresser à comment je vais communiquer et à savoir quelle est la dernière princesse comme Pinterest ou autre, je vais d'abord essayer de voir en interne quelles sont mes ressources parce que j'en ai, quels sont éventuellement les freins, comment m'organiser en fonction de cela, pour pouvoir mettre en place les choses qu'il faut et travailler intelligemment avec mes agences... :)



Cyrille : Une actu, ton appli du moment, un dernier mot ?.. c'est le moment, c'est ta minute personal branding ;)

Laurent : Aaaaah... ça me fait plaisir... merci Cyrille (rires).
Pas grand chose à ajouter. C'est vrai que ma dernière marotte c'est Instagr.am, mais c'est pareil, typiquement j'irai jamais proposer des choses à des marques parce que j'aime Instagr.am ou que je trouve ça très sexy, si ça n'a pas de sens à le faire ! En revanche j'espère qu'on aura l'occasion de faire des choses sur Instagr.am parce que ça a du sens pour le client...



Merci Laurent d'avoir répondu à mes questions et d'avoir testé cette nouvelle forme d'interview, façon téléphone rouge ;)

Si cette interview vous a plu, vous pouvez également retrouver celles de :
> Timothée Guillois / Senior VP de Digitas India
> Thomas Jamet / ex- DG de Newcast et actuel Président de Moxie (Zenith Optimedia)
> Buzzman (au Cristal Festival 2011)
> Darkplanneur (
au Cristal Festival 2011)
> Cyril Paglino / Créateur de Wizee
> Fabrice Kobik / Head of Social Media Strategy de Kia France



Interview : Jeremy Hureaux (Politique.com)

Comparacteur, Politique.com, Jeremy Hureaux, Antoine Guiral, Présidentielles, campagne électorale

A 20 jours du 1er tour des Présidentielles 2012, le Comparacteur de Jeremy Hureaux et Antoine Guiral peut vous aider à faire votre choix parmi les candidats...

A chaque élection présidentielle son lot de promesses mesures, distillées au sein des programmes plus ou moins denses - quand ils existent en tant que tel - des différents candidats.

Les moyens de communication ont rarement été aussi nombreux pour accéder à l'information nécessaire à chacun pour se faire une opinion. Internet en tête évidemment. Et pourtant, difficile d'y voir clair dans cette cacophonie médiatique qui ressasse toujours les mêmes thèmes aux dépends d'autres propositions moins en vue.

On entend donc ici ou là quelques experts nous dire que le français vote aujourd'hui davantage pour (ou contre) un homme plutôt que pour ses idées. Si le panurgisme vous agace, ne cherchez plus vous avez désormais la solution.

le comparacteur de jeremy hureaux et antoine guiral sur politique.comle ComparActeur sur www.politique.com


Jérémy Hureaux et Antoine Guiral ont travaillé pour le bien de la communauté en sortant il y a quelques jours le ComparActeur. Un outil d'une simplicité biblique qui vous apprend mathématiquement avec quel candidat vous partagez le plus d'affinités. Pas comme sur un site de rencontres... Non ! En vous présentant de façon anonyme les propositions des différents candidats que vous aurez sélectionnés et pour chacune desquelles vous attribuerez une appréciation allant de "Jamais de la vie" à "Absolument".

Alors, ok, une heure c'est long. Mais vous pouvez répondre à ce questionnaire totalement anonyme (pas de cookie) en plusieurs fois (procédure de sauvegarde), et comme l'écrivent les auteurs du site "Une heure de questionnaire, c'est long, mais comparé à un mandat de cinq ans, déjà beaucoup moins !!!"

Jérémy est "coordinateur du site politique.com", un site amateur traitant comme son nom l'indique... de politique. Vous pourrez retrouver ses différents articles en tant qu'auteur ici. Antoine est quant à lui le créateur de Twoolr, une application de monitoring de votre compte Twitter. C'est lui qui a développé l'outil ComparActeur.

Avec déjà près de 25.000 questionnaires entamés à l'heure où j'écris ces lignes, soit plus de 2,5 millions de propositions notées par les internautes, découvrez les réponses de Jérémy Hureaux à mes questions portant sur sa motivation à proposer un tel outil et sur sa vision de la campagne électorale 2012.




jeremy hureaux comparacteur politique.com Interview de Jérémy Hureaux, (@hureaux)
Co-créateur du ComparActeur et coordinateur du site Politique.com









#1 Bonjour Jérémy, pouvez-vous vous présenter à la manière d'un tweet ?

Jeremy Hureaux : Jeremy, 38 ans depuis hier, passionné de la vie publique et animateur du blog politique.com et ses avatars passés dès 2004. Aujourd’hui croisement improbable de marketeux et juriste. Personne n’est parfait :)



#2 Vous avez créé le "Comparacteur". Qu'est-ce donc ?

Jeremy Hureaux : Le comparateur est une initiative citoyenne qui permet à tout internaute, anonymement (pas de cookies par exemple), de comparer les différentes propositions électorales contenues dans les programmes des candidats et déclarations publiques récentes. N’ont été retenues que celles les plus concrètes, ce afin d’éviter de donner la part trop belle aux propositions de type « stopper la faim et la guerre dans le monde », qui n’ont pas de véritable sens dans une campagne électorale.



#3 Vous présentez votre démarche comme une "initiative citoyenne" mais qu'attendez-vous de tout ce travail ? Une monétisation à terme, interpeller les candidats ou juste vous rendre utiles à la société ?

Jeremy Hureaux : Ce qui est défini comme démarche citoyenne l’est réellement. C'est-à-dire que nous n’attendons aucune monétisation. Comme vous avez peut-être pu le voir, il n’existe aucune publicité sur le site dans son ensemble. Pour revenir au ComparActeur lui-même nous proposons même sous forme Creative Commons, à qui le souhaite, de reprendre les données statistiques globales issues de ce test. C’est un travail citoyen finalement très collectif, et à ce titre Antoine Guiral, l’équipe de rédaction et moi-même ne souhaitions en tirer aucune retombée financière. Aucune interpellation aux candidats, ce n’est pas le rôle de ce Comparacteur. En revanche peut-être devraient-ils jeter un œil dessus…



#4 Tous les résultats que vous obtenez pourraient représenter une belle source de sondage d'intentions de votes "live" et fondé sur du concret. Qu'en pensez-vous ?

Jeremy Hureaux : C’est certainement un outil qui permet de se faire une idée, puisqu’il existe tout de même, en à peine une semaine, plus de 25.000 questionnaires entamés, 12.000 terminés et que nous avons environ 2,5 millions d’évaluations de propositions au total sur les seuls questionnaires terminés. Après les chiffres sont aussi à manier avec précaution, en ce sens qu’une même personne peut faire plusieurs fois le questionnaire par exemple, ou encore que nous ne pouvons prétendre à un « panel » de répondants qui soit parfaitement représentatif. Les limites de l’outil, que loin de cacher nous revendiquons.

podium candidats présidentielles 2012 selon comparacteurle "podium" des candidats les + populaires au 2 avril 2012




#5 Pourquoi proposer à l'électeur un tel outil ? Pensez-vous qu'il est mal informé ? Ou que les mesures proposées par les différents candidats ne sont pas "lisibles" pour le quidam ?

Jeremy Hureaux : Qu’il est pas informé, je ne pense pas mais que les mesures ne soient pas lisibles beaucoup plus. Cela me semble finalement assez évident et à vrai dire la raison pour laquelle le ComparActeur a si bien marché en à peine une semaine, outre l’ergonomie et la richesse qu’a su apporter Antoine Guiral. Les résultats d’utilisation montrent qu’il existait un besoin non satisfait d’un outil synthétique/ ludique (ce qui n’exclut pas le sérieux) quasi clé-en-main… permettant à chacun de s’approprier sur une seule page les propositions de chacun et les évaluer rapidement, en fonction d’une grille de lecture très personnelle.



#6 Comment avez-vous procédé pour compiler toutes ces mesures ? Êtes-vous exhaustif dans la liste des mesures ? N'y en a-t-il pas de nouvelles chaque semaine ? Et combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Jeremy Hureaux : Je me suis penché très attentivement sur chacun des programmes en question, et retenu pour chacun d’entre eux, les propositions les plus concrètes/ intéressantes pour le plus grand nombre. Donc il n’y a pas prétention à l’exhaustivité, mais à « l’important ». Nous sommes attentifs aux prochaines propositions, je pense notamment au programme de Nicolas Sarkozy (non celui de l’UMP) qui se fait attendre, mais aussi bien sûr ce qu’annonceront les autres candidats, s’il y a lieu. Pour le « décorticage », pas loin d’une semaine plein temps. Certains programmes ont été plus douloureux à analyser que d’autres.

mesures les plus populaires des candidats 2012 selon comparacteurles 2 mesures (/420) les + populaires au 2 avril 2012




#7 L'utilisateur de votre outil obtient un résultat clair mais assez "global" qui ne lui permet pas de vérifier l'adéquation de chaque proposition pour laquelle il s'est exprimé avec le candidat qui lui est proposé. Dès lors, comment pouvez-vous certifier l'exactitude du classement que vous proposez ?

Jeremy Hureaux : J’ai peur de ne pas bien appréhender la question. En effet il existe la possibilité, en jouant avec certaines parties des différents tableaux obtenus, de pouvoir visualiser quelles sont les propositions sur lesquelles l’internaute s’est senti pour, contre ou neutre. Il faut naviguer un peu sur les différentes fonctionnalités pour vraiment découvrir tout ce que permet l’outil.



#8 J'ai fait le test. Je vais voter pour le candidat n°1 que vous m'avez suggéré en fonction de mes réponses. Pensez-vous que votre ComparActeur va influencer les intentions de votes de ceux qui l'utiliseront ?

Jeremy Hureaux : Outre l’aspect « comparaison » qui fait que l’outil est avant tout un moyen ludique d’aide à la décision, il permet donc de calculer un taux d’affinité avec les propositions de tel ou tel candidat. Il n’est pas non plus « davantage que cela » car il ne remplacera jamais un examen minutieux par l’électeur des programmes de chacun, et aussi, il faut bien le dire, de leur faisabilité. Mais c’est une autre histoire et, pour faire court, le ComparActeur n’est donc pas dans son principe un « influenceur de votes ».



#9 Que pensez-vous de cette campagne 2012 ? La qualité des programmes et des débats vous semble-t-elle à la hauteur de la "zone de turbulences" que traverse notre pays ?

Jeremy Hureaux : Cette campagne 2012 est très particulière, en ce qu’elle est, selon moi, confuse. Finalement on se retrouve avec un président-candidat qui n’a toujours pas publié son programme définitif et autour de lui, neuf autres candidats qui se battent pour occuper l’instant médiatique. Mon ressenti personnel est celui de la cacophonie, et pour filigrane l’impression que les gens ne voteront pas forcément pour des idées, mais pour ou contre telle ou telle personnalité. D’où l’intitulé au démarrage du comparateur : « les idées avant les hommes ».



#10 Enfin, j'imagine que vous avez vous-même testé votre outil, et comme il n'y a pas de meilleure promotion qu'un exemple, êtes-vous d'accord pour nous donner le top 3 des candidats qui répondent le mieux à vos attentes selon votre ComparActeur ?

Jeremy Hureaux : Désolé. Ayant entré les propositions dans la base, je savais à peu prêt à qui l’une ou l’autre appartenait. Cela n’a donc pas véritablement de sens d’en faire part, et je profite de la faculté qui m’est faite de tester, en complet « anonyme »…



Merci à Jérémy pour ses réponses et à votre tour, testez votre affinité avec les mesures des candidats à l'élection présidentielle grâce au ComparActeur.