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Martin Solveig, Ford et l'avenir du disque



Sponsoring, placement produit, co-création... ? L'industrie du disque va mal et les marques semblent mélomanes. Alors on dirait bien que les soap operas sont de retour, au sens propre.


Cet été je te parlais d'une initiative intéressante de la part de Ford. Martin Solveig sortait son dernier clip "I want you", mettant en scène un loser (Solveig) qui récupérait une bombe (Alice Taglioni) grâce à sa Ford Fiesta.

La semaine dernière, à l'occasion du Mondial de l'automobile, Ford nous proposait de boucler la boucle en rencontrant Martin Solveig. L'occasion de parler avec lui de cette initiative et de la relation marques/artistes, même si à la longue cela semblait gêner M. Ford qui était pour parler bagnole. En même temps ça se comprend... au Mondial de l'auto... [lire la suite]


En substance, le DJ nous a avoué qu'il n'aurait pu produire un tel clip sans les moyens apportés par le constructeur (tournage en Espagne, format cinéma, etc.), mais nous a assuré que le scénario mettait déjà en scène une voiture avant la signature avec Ford.

Donc à ma question "est-ce que ce deal relève plus du placement produit ou d'une oeuvre sur-mesure pour la Fiesta, façon pub version longue", Solveig ne sembla pas gêné de répondre en gros que c'était l'occasion qui faisait le larron.

En revanche, Olivier Nusse, patron du label ULM (Universal) et d'un nouveau département mettant en relation artistes et annonceurs, semblait un peu moins à l'aise. Quoiqu'il en soit, dans ses explications je fus surpris d'apprendre qu'outre-Atlantique ce sont carrément les paroles qui sont directement inspirées des slogans publicitaires.

On me parla ensuite de l'exemple du jeune et sémillant Justin Timberlake et de son "I'm lovin it", sorti en 2003 pour diffuser la nouvelle signature de McDonald, allant même jusqu'à reprendre les quelques notes qui l'accompagnent dans la pub (tu sais, le "tintintin tin tiiiiin").



Autre exemple plus récent, le nouvel album du légendaire groupe Kool and the Gang (qui nous fait encore régulièrement bouger notre séant sur "Fresh" ou encore "Celebration") distribué dans les paquets de lessive Bonux !...

Madonna financée par Energizer, Johnny Hallyday par Viagra, Cindy Sander sponsorisée par Rire et Chansons, et pourquoi pas une vraie Marie Myrtille réellement parrainée par Bescherelle ?...

D'un côté nous sommes tous conscients de la crise qui secoue l'industrie du disque depuis l'avènement du net comme lieu incontournable de la consommation multimédia. De l'autre on assiste à une redistribution des cartes de la production musicale. Toutes les formes d'évolution sont-elles bonnes à prendre pour sauver un secteur ? Le mariage improbable des marques et de la culture est-il le prix à payer pour un mode de consommation qui en changeant a remis en question les règles d'un jeu devenu obsolète ?


4 commentaires:

  1. Je ne suis personnellement pas du tout favorable à une généralisation des deals artistes/marques.

    Si on décide d'acheter un album, ce n'est pas pour se voir faire la promo de Fiesta ou de McDo.

    Déjà qu'au cinéma et à la télé je commence à trouver abusé l'accumulation de marques présentes à l'écran (ça me fait sortir du film ou de la série à chaque fois que j'en vois), si en plus ça doit arriver au niveau musical c'est le début de la fin.

    Perso je refuserai même de payer une licence globale pour me procurer ce genre de composition (je n'ose pas dire création).

    L'industrie musicale ferait mieux de remettre en question son concept même d'industrie, et devrait envisager des solutions plus valorisante pour l'artiste (qu'il faut arrêter de considérer comme un simple produit au passage)

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  2. Dans les exemples excessifs, il y a aussi David Guetta et son dernier clip "Tomorrow can wait" ou Seat, Coca-Cola et Lacoste sont placés.

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  3. Simon d. > je suis assez d'accord avec toi sur le fond. Concernant Ford et Solveig toutefois, je trouve l'intégration plutôt maligne par rapport à un placement produit plus classique et généralement plus "en loucedé"

    Brieuc > t'as de bons yeux t u sais... :) J'avais jamais fais gaffe. Mais en effet, et c'est ce que j'appelle "en loucedé"... du coup, pas sûr que ce soit très efficace. Plus proche du subliminal presque, non ?

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  4. Je ne trouvais ça pas si subliminal (gros plan sur le logo Seat, double sur le croco Lacoste...), en fait, ce qui me choquait, c'était surtout la mise en scène des produits.

    Sur l'exemple que tu donnes, les produits sont là, on les devine mais on ne nous impose pas les logos en pleine face, je trouve ça plus fin, plus efficace.

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